Omar, une belle rencontre au milieu de nul part

Nous n’aurions pas dû croiser ce bédouin et guide…. sauveteur, alpiniste et grimpeur de falaises.

Il accompagne deux australiens et nous le croisons à la sortir d’un canyon. Nous engageons la conversation et il parle très bien anglais, nous raconte une histoire ubuesque de gros lézard (de la taille de son avant bras) ramassé sur la grande route qui traverse la Jordanie, le fait qu’il l’ait élevé ensuite dans son jardin et puis vendu ou donné pour faire des médicaments. Comment savoir le vrai du faux, il semble savoir raconter des histoires. Nous le laissons là avec ses deux australiens, un peu patauds.

Nous le croisons à un autre endroit et nous dit être le cousin de notre guide (ils sont tous cousins ici).

A mi journée et sous un soleil de plomb, notre guide nous trouve un emplacement pour déjeuner à l’abri d’une falaise et du soleil. Soudain, déboule le 4X4 de notre gars et demande s’il peut se joindre à nous pour le repas avec les deux australiens.

Nos deux guides mettent en commun le repas. C’est très bon et réchauffé au feu de bois.

Ce guide plus expérimenté est beaucoup plus prolixe que le notre et nous engageons la conversation sur pleins de sujets.

On apprend que son frère vit à Grenoble et que sa belle-sœur est française. Il y est allé et a même gravi le Mont-Blanc.

Dans le Wadi Rum, il est aussi sauveteur secouriste et il fait de l’escalade.

Il a une petite fille de 2 ans et demi et nous raconte son voyage avec elle et sa femme à la Mecque, lorsqu’elle avait 6 mois…. où il a cru qu’elle allait mourir tellement il y avait de monde. Il nous parle du Coran et de ce que doit faire un bon musulman.

Le coucher du soleil se passe aussi avec lui, au plein milieu du désert. C’est magnifique et nous poursuivons nos beaux échanges. Il parle bien anglais et aime le contact. Une belle rencontre, désintéressée et sans relation d’argent.

On ose lui poser des questions et lui demander s’il aura une deuxième femme. Il nous explique qu’il pourrait en avoir 4 mais qu’il faut avoir de l’argent et les traiter de façon égale.

Il termine le propos par deux réflexions. Il dit en premier qu’aucune femme dans le monde n’est volontairement d’accord pour partager son mari. Et ensuite, il nous raconte que déjà sa femme lui donne mal à la tête, alors plusieurs….

Cet homme aime la vie, les rencontres, c’est bien nourrissant.

1 commentaire sur “Omar, une belle rencontre au milieu de nul part

  1. Des rencontres, loin des écrans ! La vraie vie, le contact et la palabre si importante dans les pays musulmans. On a oublié tout cela peu à peu en allumant nos écrans… Ça me rappelle une chanson de Cabrel « carte postale » qui commence comme ça: « Allumés les postes de télévision, Verrouillées les portes des conversations, Oubliés les dames et les jeux de cartes… »

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