Atterrissage en douceur avant un nouveau décollage

Cela fait quelques jours que nous sommes revenus, un peu plus tôt que prévu, en France.

Alors c’est comment ?

Amusant, beaucoup de voyageurs ou long cours et d’autres nous avaient dit que cela allait être difficile et finalement c’est bien différent.

Je ne vais parler que pour moi et de ce que je ressens : la première impression, c’est le plaisir de retrouver son fils à l’aéroport qui nous accueille avec une pancarte « fils à l’abandon recherche une famille de globbe-trotter ». Puis des amis nous attendent à la maison pour passer un très agréable moment.

Dormir au grand calme est un privilège que nous savourons dès le premier soir, malgré le décalage horaire.

Puis j’ai une drôle d’impression en prenant mon vélo. Tout le monde me laisse passer et je suis dans de la ouate, comme si le son avait été coupé. Plus aucun bruit -ou si peu-, comme s’il s’était passé quelque chose d’important, de grave. Mais non Eric c’est normal, les gens ne klaxonnent pas pour dire qu’ils sont là ! Et puis, l’air pur (oui je sais certains trouvent que c’est trop pollué en France) est un vrai délice.

Non je ne rêve pas, je suis de retour dans un des plus agréables pays du monde, c’est une évidence. Oh douce France, cher pays de mon enfance, nous en avons de la chance. Je croise un malien hébergé par des amis dans la rue et qui me raconte qu’il sort d’une semaine d’hôpital. Merci la France d’avoir pu le prendre en charge, dans de si nombreux pays, les habitants n’accèdent pas aux soins sans argent.

En parcourant les rues à vélo, je m’aperçois que des immeubles ont poussé, de nouveaux ronds points ont vu le jour et de belles promenades ont été créées au bord de l’Erdre.

Allez bien sûr, tout n’est pas rose dans mes ressentis : même si je trouve les gens très beaux, nombreux sont ceux qui ont le visage très fermé, comme si des soucis les parcouraient.

J’ai aussi cette étrange impression de revenir à la case départ. Nous sommes partis à l’été 2018 et nous revenons l’été suivant, tout est à l’identique. Et pourtant, j’ai vécu tant de choses incroyables, exceptionnelles et je me retrouve dans la même situation physique et géographique. C’est perturbant.

Cela ne va pas durer longtemps, il y a un mois j’ai pris la décision de finaliser ce tour du monde, par un tour de France à vélo. Sais tu où tu vas Eric ? est la question qui revient en boucle. Ben non, je pars vers l’Est et je verrai où le vent me mènera. L’imprévu (au sens ne pas planifier tout en ayant une intention) est un vrai régal.

J’ai besoin d’un peu de solitude et de partir à la rencontre. Ah oui, depuis quelques jours, c’est un pur bonheur de m’exprimer dans notre langue et d’échanger en trouvant le mot juste, la nuance et faire passer certaines subtilités par le verbe. La langue française est probablement l’une des plus riches au monde.

Un ami qui avait traversé l’Amérique du sud en famille m’avait dit que l’effort physique lui avait manqué. Oui, même si le TDM a été très exigeant pour nos organismes, j’ai besoin de réaliser un effort physique pur et me reconnecter avec la nature.

Ce moment privilégié va aussi me permettre de mettre un peu d’ordre pour affiner mes nombreuses idées et envies pour mon avenir.

Et puis, je ne le cache pas, la vie de nomade me colle à la peau comme une seconde nature. On the road again…

Je donnerai des nouvelles de mes découvertes sur le blog.

Je vous souhaite à tous, un très agréable été, après une année qui fut parfois compliquée pour certains.

Eric

En partage, cette belle chanson sur « des Hommes pareils » de Francis Cabrel, qui résume bien notre état d’esprit sur le Monde : https://www.youtube.com/watch?v=IrDKeBBN-HA

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