Pérou, une étrange -première- impression !

Cela fait 8 jours que nous avons foulé le sol péruvien. Commencer par Lima n’a peut être pas été la meilleure idée.

Subitement, nous nous retrouvons dans une atmosphère que nous connaissons bien. Sollicitations multiples, déchets un peu partout, conduite au forcing, bruits et odeurs de nombreux pays traversés et une drôle de brume donnant une impression bizarre. Un air de déjà vu aussi, avec toutes les habitations protégées par des barbelés et ou des pics en tout genre. Sommes nous en Afrique du Sud avec tous ces protections et gardes privés devant certaines maisons -cossues- individuelles ?

Cette capitale de plus de 10 millions d’habitants pourrait donner le cafard. Les accès à la mer sont entravés par une sorte de voie rapide et l’écume brunâtre et sale ne donne pas envie d’aller piquer une tête dans l’eau.

Bon, nous n’allons pas nous attarder et prenons la route du sud en longeant la côte. Là, les paysages sont étranges ; du sable, des dunes, des habitations rasées, des tas de pierres et/ou briques et des murs d’enceinte (de briques ou parpaings) à l’infini, en plein désert ou le long de la mer. Des villages traversés sans âmes qui vive. Et sur tout le parcours (quelques centaines de kilomètres), d’étranges élevages de poules en batterie le long de la mer. Certains sont vides et en piteux états. Tout ce que l’on voit de la fenêtre de notre bus, me donne l’impression (avec ce ciel brumeux) que nous traversons une zone sinistrée après le passage d’un nuage radioactif, où toute forme de vie aurait disparue.

Et puis, chemin faisant, la vie revient, des villages animés apparaissent enfin et les paysages de la côte se transforment pour nous donner le meilleur (animaux marins, mer propre et couleurs incroyables).

Je le disais, c’est important de ne pas rester sur la première impression. Cerise sur le gâteau, les péruviens croisés sont très sympas et accueillants. Notre espagnol s’améliore (surtout la compréhension) et à certains endroits l’anglais n’est pas pratiqué.

Puis, progressivement en rentrant dans les terres et en prenant de l’altitude, de somptueux paysages s’offrent à nous.

Ville perdue au milieu de nulle part, nous nous posons à Arequipa, citée magnifique, à l’architecture étonnante et où la douceur de vivre est bien présente.

Flâner dans les rues, sortir des sentiers battus, arpenter la ville en cherchant l’ombre, puis le soleil en fin d’après midi, un vrai régal. Se mêler à la foule -en pleine effervescence- des péruviens qui prennent les bus à la volée pour rentrer chez eux, tout en admirant le soleil couchant sur les majestueuses montagnes bordant la citée, recouvertes d’un peu de sucre glace, comme le dit Elisabeth.

Le Pérou nous annonce de si belles choses, rencontres et expériences à vivre dans les jours à venir. Notre programme prend forme et l’appel de la montagne nous rend heureux (Treks en perspective).

Nous avons de la chance et nous en sommes conscients. MERCI.

1 commentaire sur “Pérou, une étrange -première- impression !

  1. Bravo Eric et ta famille. Nous voyageons avec vous trois lors de chaque commentaire. Profitez bien de ces moments précieux. Belle continuation à vous et à bientôt. Peggy

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