« The kiwi way of life » bienvenue en Nouvelle-Zélande

Ce pays était un de ceux que j’attendais le plus et qui me fait rêver depuis des années.

On (les blogs et voyageurs croisés) nous annonçait que les douaniers étaient rudes et que les amendes étaient salées en cas de fausses déclarations. Et bien, rien de tout cela, au contraire. Un gentil Labrador noir qui vient renifler nos bagages (il cherche de la nourriture et/ou de la drogue), des gentils douaniers qui répondent à nos questions, vérifient avec gentillesse nos chaussures de marche, le tout en étant très agréables et positifs sur la France.

Ensuite, nous découvrons une super famille d’accueil pour Coline (pour 15 jours), qui nous invite à rester chez eux tout le temps que l’on souhaite (on y reste juste 36h).

Je dois dire que les premières 24h j’ai été un peu surpris par le calme, la lumière (luminosité incroyable), la gentillesse des gens et la beauté de tout ce que je voyais. C’est intéressant de voir comment tous mes sens, qui étaient en éveil pendant 5 mois, sont au repos ou sollicités très différemment.

Les premiers jours donnent l’impression d’être dans un pays merveilleux. En ville, dans les transports en commun, les chauffeurs de bus accueillent les passagers, chacun se dit un mot sympa. A chaque fois que l’on va dans un supermarché, l’hôtesse de caisse échange un petit mot avec nous et il est très facile de parler avec un inconnu quelques minutes, en ville ou à la campagne. Ce qui est plus complexe, c’est de se familiariser avec leur accent. Déjà nous ne sommes pas des flèches en anglais, mais là, certains mots restent des énigmes. Ce qui nous rassure, c’est que même les anglais qui ont émigrés ici, sont à la peine à certains moments.

On a aussi testé le système de santé pour soigner la brûlure à la jambe d’Elisabeth. Lisez bien ce qui suit, c’est incroyable : si vous êtes malade ou si vous vous blessez en Nouvelle-Zélande, c’est GRATUIT. Nous, on a un peu payé (juste 50 €) et tout le reste (5 passages par la clinique avec soins) était gratuit. Et les gens sont agréables et cools, c’est vraiment le/la « kiwi way of life ». Attention, cool veut aussi dire efficace. L’école se termine à 15h15 et le sport (du vrai sport où chacun se donne à fond) fait partie de la culture. C’est mieux, parce que la nourriture à l’américaine est bien présente.

Et pour le côté cool tout en étant sérieux, notre hôte qui dirige une usine dans l’agroalimentaire, part travailler à 7h30 et revient à 16H30. Et il bosse en polo, jean et chaussures décontractées.

Dans l’auberge de jeunesse dans laquelle nous étions à Auckland, de nombreux jeunes français viennent ici avec un permis de travail d’un an et aimeraient rester ensuite. On les comprend, tout semble possible dans ce pays, à ceux qui le veulent. Tout n’est sûrement pas merveilleux et il nous reste quelques semaines pour en savoir un peu plus.

Ah si une grosse ombre au tableau, dont ils ne sont pas pour grand chose, c’est le trou dans la couche d’ozone qui frappe la NZ (ainsi que l’Australie, l’Afrique du Sud, l’Argentine et le Chili… et prioritairement l’Antarctique). Ici, ils ont le plus fort taux de cancer de la peau du monde. C’est simple, même lorsqu’il fait 20° et que le soleil est là, tu as l’impression que la peau va brûler et que tes yeux sont très attaqués. La consigne est simple, lunettes de soleil obligatoires et crème solaire minimum deux fois par jour. On a croisé deux français (des toulousains) dans un supermarché, juste devant le rayon fromage (tiens tiens c’est étonnant !) et ils ne savaient rien sur le soleil si dangereux. Lui, chauve et bien cramé à la tête et elle avait les yeux qui pleurent 🙁

Parler de la Nouvelle Zélande, sans parler de la nature et des paysages, serait impardonnable. Comme pour l’instant nous n’avons fait qu’une partie, on savoure… Pour le moment, c’est un concentré de paysages à couper le souffle. Les bords de mer, les îles et les montagnes semblent s’être donnés rendez-vous pour un concours de beauté. Le tout est accompagné d’une clarté incroyable (pas de pollution).

Grosse déception ! Je m’attendais à voir des moutons partout…. et bien non, ce sont des troupeaux de vaches (bien belles, charnues et dans de grands espaces presque sauvages) en nombre. En 10 jours, nous n’avons vu une seule fois des moutons. Explication : les moutons sont passés de 65 millions à 30 millions, remplacés par des vaches. Il paraît que plus au sud nous en verrons.

Côté hébergement, nous testons un peu tout (auberges de jeunesse, dortoirs, lodges plus sympas) et nous revenons à des réalités européennes. Les prix sont semblables aux nôtres et il faut RÉSERVER, donc prévoir à l’avance. Ce n’était plus dans nos habitudes et nous persévérons, nous avançons au jour le jour, en fonction de nos envies et de la météo. On croise les doigts et bien sûr, à faire les malins, on s’est retrouvé dans une auberge pour fêtards, dans un dortoir de 8. La nuit fut courte. Presque toujours, nous sommes les seuls vieux, c’est marrant.

On the road again, l’image ci-dessous, captée sur le sac à dos d’un touriste, résume bien notre philosophie du moment.

Prenez soin de vous et surtout semez plein de choses positives autour de vous, pour éviter (en France) que la haine prenne le dessus (antisémitisme, homophobie, violence, intolérance et j’en passe..). J’ai plein de réflexions (et d’incompréhensions aussi) pour ne pas en arriver à de tels extrêmes. A suivre.

PS : les kiwis (le fruit) viennent d’Italie (cf photo). Je n’y crois pas !

1 commentaire sur “« The kiwi way of life » bienvenue en Nouvelle-Zélande

  1. Je continue à suivre et arrive avec vous en NZ …… mais ne fais plus trop de commentaires.
    Je savoure vos découvertes et me régale de la diversité des comptes rendus.
    La France vit un vrai printemps météorologique …..agréable, sans yeux qui pleurent ni peau qui brûle! c’est bien – malgré la permanence des gilets jaunes !- et je profite de ce beau soleil en allant davantage regarder le vrai printemps qui s’annonce à « Courcelles ».
    Continuez bien votre chemin. Antoinette S-L

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