Thaïlande du Nord

Nous sommes le 3 décembre et il faut vraiment qu’on regarde le calendrier pour s’en assurer. Il fait tellement beau et chaud, c’est incroyable.

Nous découvrons la Thaïlande du Nord. Après Bangkok nous avons fait une halte à Sukhothai, une des anciennes capitales de la Thaïlande. C’est à vélo que nous avons parcouru ce magnifique endroit. Une super journée.

  

Nous avons fait deux trajets en bus assez long pour monter jusqu’au nord, mais je suis déçue je n’ai rien à vous raconter de drôle. Comme quoi, le confort c’est barbant. Ce serait comme si votre meilleur ami faisait un voyage en Flixbus de Nantes à Marseille, et vous le décrivait en long en large et en travers. Pas sûr qu’il reste longtemps votre meilleur ami celui-là 😉

Après Sukhothai nous sommes arrivés dans la belle ville de Chiang Maï. Alors là, le bonheur. Nous logeons dans une guesthouse trop sympa dans la vieille ville tenue par notre compatriote Gilles. Un personnage haut en couleurs avec qui nous discutons tous les jours. Il nous apprend plein de choses sur la vie en Thaïlande puisqu’il y vit depuis 30 ans. On se sent tellement bien chez lui que chaque jour on va le voir en lui disant…dis, on peut rester un jour de plus…

La première journée nous nous baladons dans les petites rues de Chiang Maï. Il y a des temples à chaque coin de rue. C’est vraiment très beau.

Gilles nous propose des excursions très sympas et même si ça explose notre budget dans ce pays, nous lui faisons confiance sur l’authenticité de ces propositions. Qui dit Thaïlande dit éléphant. Le souci, c’est qu’en lisant des blogs de voyageurs ou des guides, on découvre comment sont traités ces braves bêtes et on est vite horrifiés. Car oui, un éléphant dans son élément naturel ça mange, ça vit en troupeau, ça se balade nonchalamment, ça vit sa vie d’éléphant quoi. Mais l’homme lui a d’autres desseins pour lui. Et l’attrape touristes en est un. Alors comment faire pour en voir et être sûr qu’ils sont bien traités ? Et bien il faut avoir la chance de tomber sur Gillou !

Nous sommes donc partis avec Coline (car oui, Eric, l’éléphant ce n’est pas son truc) pour une belle journée dans la campagne thaïlandaise. Avec nous, deux québecois et un suisse. Toute la francophonie réunie. Après une heure et demie de route, nous arrivons dans la forêt où nous attendent huit gentils éléphants. Nous sommes au bonheur. Nous leur donnons à manger et ça engloutit cette petite bête je vous assure, ils ne prennent même pas le temps d’éplucher leurs bananes. Ensuite nous partons en balade et c’est là le moment rigolo de la journée. Enfin, surtout pour Coline. Car au moment de monter dessus, à cru bien sûr, j’ai l’impression de me hisser en haut d’un immeuble de trois étages. Je pâlis, je m’accroche à la tête de mon Babar et je ne fais que dire…I want to go down, I want to go down…tout en me demandant comment je vais descendre de cette Tour Eiffel ! Quand j’arrive enfin à toucher terre, j’annonce que l’expérience me suffit et que je vais accompagner tous mes amis francophones à pied en prenant des photos. Et c’est là que notre gentil guide m’a sorti sa botte secrète…le roi des éléphants ! Juste pour moi…Bon en gros j’avais pas le choix quoi. Étonnamment, j’étais bien plus à l’aise sur cet impressionnant pachyderme. Je lui ai tout de suite susurré à l’oreille que je comptais sur lui pour ne pas me faire tomber dans la rivière. Car bien sûr, à peine étions-nous partis qu’il y avait un fleuve à traverser (j’exagère juste un petit peu), c’aurait pas été drôle sinon. Bon on s’en est bien tirés tous les deux. Après il y avait une belle côte dans la forêt, je m’agrippais comme je pouvais à ses trois poils sur le caillou et je l’encourageais de ma voix douce. Là où je me suis dit qu’ils étaient assez libres ces Dumbos, c’est qu’ils allaient vraiment où ils voulaient et ne suivaient absolument pas le chemin. Notre jeu consistait donc à éviter les branches des arbres. Quelques sueurs froides quand même. Coline caracolait loin devant nous tous, comme si c’était un jeu d’enfant. Ou alors serait-ce un rapport avec son poids plume comparé à nous autres ? La question reste intacte. On est monté, donc forcément à un moment donné il a fallu redescendre, et là avec mon amie québecoise, tabarnak (oui ça s’écrit comme ça j’ai vérifié), on n’en menait pas large. On était comme deux baleines allongées sur nos éléphants, ne sachant à quoi nous raccrocher pour ne pas tomber. Arrivées en bas, on était pas malheureuses de lâcher notre fidèle destrier. Pour terminer ce sympathique moment de partage avec nos amis les mastodontes, nous avons eu le droit à une baignade collective. Qui arrose l’autre le mystère reste entier mais c’était bien sympa. Quant à dire si c’est bien ou pas de monter sur un éléphant, je ne trancherai pas. Ils sont bien plus costauds que les chevaux donc question poids ce n’est pas un problème. Le souci reste bien sûr le dressage et leur vie quotidienne. Là où on était je pense, je dis bien je pense que c’est ok. Cela a été un moment de joie avec Coline c’est certain.

                                                

Après une petite marche, nous avons eu la chance de faire une descente en radeau. Des radeaux en bambou tout simplement, genre des radeaux scouts. Pas mieux, pas pire. Là, on était au paradis. Seul suspens, crocodile, pas crocodile ? Ils sont restés discrets en tout cas.

   

Pendant qu’on s’amusait comme des folles, Eric lui avait choisi de monter à vélo à un sommet. Chacun son truc. Faire du vélo par cette chaleur et en plus en montée, je n’ose même pas l’imaginer. Mais bon c’est Eric n’est ce pas 😉

Le lendemain nous sommes tous les trois partis vivre une journée avec Mr Pee, un sacré personnage. Avec lui, nous avons découvert davantage la culture et le mode de vie des thaïlandais. Visite d’un élevage de crickets…de grenouilles…de rats…de serpents…tout ce qu’aime manger les thaïlandais et ce à quoi les générations futures devront peut-être s’habituer. Eric et Coline, les fous, ont pris un rat dans leurs mains. Moi, j’étais partie à l’autre bout du champ et je leur criais, on a pas fait le vaccin contre la rage !

          

Puis cours de cuisine : le fameux Pad thaï, et toutes sortes de plats dont le nom m’échappe. Enfin nous avons appris à planter du riz, enfin surtout Eric et Coline car moi je prenais les photos, je me dévoue toujours. Au-delà de ce que nous avons appris, ce Mr Pee nous a fait mourir de rire.

   

 

Aujourd’hui, nous avons été au marché nocturne de Chiang Maï, ambiance de fête avec la street food partout, les couleurs, les lanternes, les temples éclairés. Et tout d’un coup, une musique retentit à 18h et tout s’arrête. Tous les jours l’hymne national est diffusé dans les endroits publics et les thaïlandais se lèvent et se taisent. Nous, on est futé et on le savait grâce à notre guide du routard préféré. Mais d’autres touristes ne comprenaient pas du tout ce qui se passait, c’était assez drôle. C’est assez impressionnant de vivre ce moment. Voire étrange.

Je sens qu’Eric va nous écrire un article sur son ressenti sur la Thaïlande et comme il va faire ça très bien je n’en dis pas plus. Mais il est vrai, qu’au-delà de la carte postale idyllique de ce pays, on voit beaucoup d’hommes seuls d’un certain âge venant de nos contrées, et quelque chose me dit qu’ils ne viennent pas ici pour faire des descentes en radeaux ou donner à manger aux éléphants.

Demain, nous partons pour le sud. Autre décor, autre ambiance.

Elisabeth

1 commentaire sur “Thaïlande du Nord

  1. C’est toujours très agréable de vous lire, je voyage vraiment à chaque fois ! je sens bien que vos « regards posés ailleurs » ouvrent, questionnent, émerveillent….et c’est bon :-)) Vos textes et photos de Thaïlande résonnent particulièrement (clin d’œil pour Stéphane et Laïa qui y habitent actuellement-nous irons les voir en février et découvrir avec eux le Laos, et un beau voyage il y a qqs années), et c’est un grand plaisir de voir vos visages rayonnants.
    merci pour ces partages, et bonne route pour vous 3 !
    Bizz
    Elisabeth BL

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