Premiers jours en Thaïlande

Nous voici depuis quatre jours en Thaïlande, plus précisément à Bangkok. Quand je pense que je voulais faire l’impasse sur cette ville, quelle erreur cela aurait été. Je me disais que je saturais des grandes villes polluées et bruyantes comme Téhéran ou Delhi, mais Bangkok cela n’a rien à voir. Nous venons même de prolonger d’une journée tellement on s’y sent bien.

Mais retournons un peu dans le temps pour évoquer la fin de notre périple en Inde, et surtout le contraste entre ces deux pays. Je l’avoue bien humblement, quand l’avion a décollé de Calcutta, j’ai ressenti un soulagement. L’Inde c’était too much pour moi. Coline avec qui j’en parlais aujourd’hui, me disait : l’Inde, c’est le côté obscur du monde. Alors bien sûr je pourrai parler de la beauté des gens, de leur courage et c’est une réalité. Mais la pauvreté, la misère m’ont trop sauté aux yeux. Ces paysages de poussière, cette promiscuité si forte, ces tonnes de déchets non recyclés qui s’entassent un peu partout sont pour moi comme un monde de désolation. Nous n’avons vu qu’une toute petite partie de l’Inde et le sud est peut-être différent. Nous devions aller à Varanasi au bord du Gange mais nous avons décidé de partir plus tôt en Thaïlande. Eric y serait bien allé et son regard sur l’Inde est différent du mien. Je crois que ce qui m’interpelle le plus est le sens de la vie. Quand on vit dans des conditions si difficiles et je parle aussi bien du Népal que de l’Inde, où est le plaisir de vivre ? Bien sûr la plupart des gens ne connaissent que cette vie là et n’ont donc pas d’éléments de comparaison ; bien sûr c’est mon regard d’occidentale ;  bien sûr j’ai quand même réussi à capter tant de sourires et de bonne humeur. Mais c’est comme si nous vivions sur deux planètes différentes. En Inde je manquais d’air tout simplement. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de penser à ma Camille qui avait soi-disant tout pour être heureuse et qui à un moment donné n’a plus voulu ou pu vivre. Cela me questionne sur ce fameux sens de la vie. Sur l’avoir et l’être. Nous ne sommes pas partis en vacances cette année, mais en voyage de découverte. Je ne regrette donc pas ce passage en Inde. J’ai été déstabilisée, agacée, peinée, fatiguée. Mais j’ai aussi appris la vraie notion de courage, le vrai dépassement de soi quand on voit ce que ce peuple est capable de faire pour vivre tous les jours et dans quelles conditions il vit. Je n’oublierai jamais ce pays.

Retour en Thaïlande 😉

 

Le contraste est saisissant dès l’aéroport de Bangkok. Tout est beau. Des toilettes propres, oh my god je ne savais pas que c’était encore possible. Nous prenons un taxi pour rejoindre notre hôtel car il était quand même 2 heures du matin et là, stupeur, les routes sont en asphalte ! Deuxième miracle. Pour couronner le tout, dans la salle de bain de l’hôtel, la douche est séparée des toilettes. Trop c’est trop. Le lendemain, nous partons à la découverte de Bangkok. Nous retrouvons d’abord une famille nantaise qui fait aussi le tour du monde. Grand bonheur pour Coline qui retrouve une amie. Nous échangeons sur nos expériences, c’est très sympa. Eux sont beaucoup plus sportifs que nous puisqu’ils font le TDM à vélo. Ils sont trop forts ces Rouyer !

Plus nous découvrons cette ville, plus j’ai le coup de cœur. Nous visitons des temples magnifiques, le Grand Palais, nous baladons en bateau sur des canaux, sur des marchés, en plein cœur d’une fête de quartier. Pour la visite du Grand Palais nous sommes arrivés à 11h58 et les portes se fermaient ce jour-là à midi pour cause de…black friday ! On aura tout vu. Du coup, impeccable pour nous car beaucoup moins de touristes que d’habitude. Black friday je t’aime bien finalement.

     

Quant à la nourriture thaïlandaise, je tombe en pâmoison à chaque bouchée. Nous prenons nos repas dans la rue, il y a de la street food tous les 50m. Ces découvertes culinaires dans chaque pays que nous traversons font vraiment partie intégrante de ce voyage. Et l’apprentissage de manger avec des baguettes est assez rigolo.

  

 

Demain nous quittons Bangkok pour le nord de la Thaïlande. Nous pensions aller d’abord nous reposer un peu sur une île du sud, mais figurez-vous qu’en regardant la météo je m’aperçois avec horreur qu’est annoncée une semaine de pluie. Avec Coline on a failli s’évanouir en voyant ça. Comment ! On fait je ne sais combien de kilomètres pour se la couler douce sous les cocotiers pendant quelques jours, faire bisquer tous nos amis qui ont froid en France et on ose nous annoncer de la pluie. La bonne blague. Il est où Denis Brogniart, le gentil présentateur de Koh-Lanta, qui nous fait miroiter une île ensoleillée 24/24h ? Je m’en vais lui dire ces quatre vérités à celui-là. Bon, donc on file vers le nord pour découvrir il paraît une partie de la Thaïlande plus authentique et on revient plus tard. Affaire à suivre…

Demain journée de bus de 7h. Je n’espère pas à avoir à vous en faire le récit 😉

 

 

 

 

On pense à vous de là où nous sommes. Difficile d’imaginer que l’on est fin novembre. Nous suons à grosses gouttes tellement il fait chaud.

Elisabeth

 

 

 

5 commentaires sur “Premiers jours en Thaïlande

  1. Très belle image que ce soleil qui tient dans votre main ! merci !
    amitiés et impatiente de lire la suite ! 🙂
    Nadège.

  2. quel régal de partager ces merveilleuses découvertes je connaissais déjà l’iran et l inde j’ai été heureuse d’y « retourner » on a l’impression de continuer le voyage avec vous
    MERCI !!!

  3. De vos pays visités nous ne connaissons que la Thaïlande et en gardons un excellent souvenir (chang mai et le Nord)
    Trop beau des thaï le plus souvent accueillants et une cuisine à en faire frémir les papilles dans notre grisaille automnale.
    Nous ne nous lassons pas de lire tous vos messages.
    On vous embrasse
    La famille ehanno

  4. Que c’est bon de vous sentir le cœur léger et intacts dans votre énergie de découverte … il y aura même un peu de vraies vacances en vue ? C’est tellement indispensable car voyager comme vous le faites, à fond, pleinement impliqués, est un « travail à plein temps »… et rencontrer d’autres complices de voyage comme les nantais est un must, un gros boost de joie ! Mille merci pour vos articles francs et toniques, pas de cache cache avec vous trois !
    Belle virée dans le Nord thaï ! Avec tout plein d’amities. Élisabeth/ de Marcilly… en campagne, c’est le temps’ de planter !

    1. Un grand merci Elisabeth, tes conseils pour préparer (et nous préparer) notre tour du monde, ont été extrêmement précieux. Souvent on se dit « ah tiens Elisabeth nous avait dit ça, ou de faire attention à ça… ». et ensuite, chacun vit sont TDM comme il le souhaite. Amitiés et encore MERCI.

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